Bonjour à tous
Je m’intéresse de plus en plus à l’idée de travailler au Japon à moyen terme et j’essaie de me faire une vision réaliste des parcours possibles
Que ce soit via une entreprise japonaise une filiale étrangère ou un projet plus progressif
Je me pose surtout des questions sur les premières démarches à faire depuis la France
le niveau de japonais réellement attendu
et les secteurs qui restent accessibles quand on n’est pas déjà sur place
Si certains ont un retour d’expérience ou des conseils concrets je suis preneur
Merci d’avance pour vos retours
Travailler au Japon
-
bcg
- expert Japon

- Messages : 2910
- Inscription : 30 juin 2004, 09:00
- Localisation : Tokyo
Re: Travailler au Japon
Bonjour et bienvenue.
1. Les parcours professionnels réalistes vers le Japon
On peut, de façon schématique, distinguer trois grandes voies, chacune avec ses exigences et ses contraintes.
1.1. Intégrer une entreprise japonaise (voie la plus exigeante)
C’est la voie la plus souvent idéalisée… et la plus difficile depuis la France.
Caractéristiques :
• Processus de recrutement long et très normé
• Attentes élevées en matière de langue et de codes culturels
• Faible tolérance à l’improvisation ou au profil « atypique »
Profil généralement attendu :
• Japonais professionnel solide (souvent équivalent JLPT N2 minimum, N1 étant un vrai avantage)
• Compétence technique clairement identifiable (ingénierie, IT, finance, R&D…)
• Capacité à fonctionner dans un environnement hiérarchique et collectif
Ce parcours reste possible, mais il concerne surtout :
• Des profils techniques
• Des candidats jeunes ou déjà familiarisés avec le Japon (échanges universitaires, VIE, stages)
⸻
1.2. Travailler pour une filiale étrangère ou une entreprise internationale au Japon (voie la plus équilibrée)
C’est, en pratique, la voie la plus accessible et la plus réaliste depuis la France.
Avantages :
• Recrutement plus proche des standards européens
• Environnement souvent bilingue (anglais / japonais)
• Meilleure compréhension des profils étrangers
Langue :
• L’anglais est souvent central
• Le japonais est un levier, pas toujours un prérequis absolu à l’embauche
• Un niveau intermédiaire (N3–N2) peut suffire au départ, à condition de progresser rapidement
Types de postes concernés :
• Commerce international
• Marketing / communication
• IT / data / ingénierie
• Supply chain, achats, logistique
• Fonctions support spécialisées (finance, RH internationales, qualité)
Pour beaucoup de candidats, c’est le point d’entrée le plus crédible.
⸻
1.3. Projet progressif ou hybride (voie stratégique sur le moyen terme)
Il s’agit d’une approche par étapes, souvent la plus intelligente quand on part de France.
Exemples :
• Travailler d’abord en France dans un poste en lien avec le Japon
• Développer une compétence rare ou recherchée
• Arriver au Japon via un contrat, une mission, un détachement ou un visa spécifique
Cette voie est fréquente chez ceux qui :
• Ne parlent pas encore suffisamment japonais
• Souhaitent sécuriser leur parcours
• Veulent éviter le choc professionnel et culturel
⸻
2. Les premières démarches à faire depuis la France
2.1. Clarifier votre positionnement professionnel
Avant toute chose, il est indispensable de répondre honnêtement à trois questions :
1. Quelle est ma compétence principale ?
2. En quoi est-elle utile ou rare au Japon ?
3. Pourquoi une entreprise japonaise ou installée au Japon aurait-elle intérêt à me recruter ?
Le Japon recrute des compétences, pas des intentions.
⸻
2.2. Travailler votre profil “Japon-compatible”
Cela passe par :
• Un CV en anglais (et idéalement un CV japonais plus tard)
• Un discours clair sur votre projet professionnel (éviter « j’aime le Japon »)
• Une connaissance minimale des usages professionnels japonais
Même depuis la France, il est pertinent de :
• Suivre des entreprises japonaises ou basées au Japon
• Participer à des événements franco-japonais (salons, webinaires, chambres de commerce)
• Nouer des contacts professionnels en lien avec le Japon
⸻
2.3. Anticiper la question du visa
Dans l’immense majorité des cas :
• Le visa dépend du contrat de travail
• L’entreprise joue un rôle clé dans la procédure
Il est donc inutile (et impossible) de « demander un visa de travail » sans projet professionnel concret, sauf cas particuliers (vacances-travail, études, etc.).
⸻
3. Le niveau de japonais réellement attendu (sans langue de bois)
C’est souvent la question la plus mal comprise.
3.1. Ce qui est souvent surestimé
• L’idée qu’il faut absolument parler japonais couramment pour commencer
• L’idée qu’un N1 garantit un emploi
3.2. Ce qui est réellement déterminant
• Votre capacité à progresser rapidement
• Votre aisance à communiquer de façon simple et claire
• Votre compréhension des codes implicites (politesse, hiérarchie, contexte)
3.3. Repères réalistes
• N3 : niveau de survie professionnelle, insuffisant seul
• N2 : seuil de crédibilité pour de nombreux postes
• N1 : avantage réel, surtout dans les entreprises japonaises
Dans une filiale étrangère, un japonais intermédiaire + bon anglais + compétence métier est souvent plus efficace qu’un japonais excellent sans spécialisation.
⸻
4. Les secteurs accessibles sans être déjà sur place
Depuis la France, certains secteurs restent nettement plus ouverts :
Secteurs les plus accessibles
• IT, numérique, data, ingénierie
• Commerce international / export
• Marketing et communication internationale
• Logistique et supply chain
• Traduction spécialisée (dans certains cas très ciblés)
Secteurs plus difficiles
• Enseignement hors filières spécifiques
• Métiers très réglementés
• Postes très généralistes sans valeur ajoutée claire
Le point clé est toujours le même :
ce que vous apportez de spécifique.
(Avec l’aimable participation de ChatGPT)
1. Les parcours professionnels réalistes vers le Japon
On peut, de façon schématique, distinguer trois grandes voies, chacune avec ses exigences et ses contraintes.
1.1. Intégrer une entreprise japonaise (voie la plus exigeante)
C’est la voie la plus souvent idéalisée… et la plus difficile depuis la France.
Caractéristiques :
• Processus de recrutement long et très normé
• Attentes élevées en matière de langue et de codes culturels
• Faible tolérance à l’improvisation ou au profil « atypique »
Profil généralement attendu :
• Japonais professionnel solide (souvent équivalent JLPT N2 minimum, N1 étant un vrai avantage)
• Compétence technique clairement identifiable (ingénierie, IT, finance, R&D…)
• Capacité à fonctionner dans un environnement hiérarchique et collectif
• Des profils techniques
• Des candidats jeunes ou déjà familiarisés avec le Japon (échanges universitaires, VIE, stages)
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1.2. Travailler pour une filiale étrangère ou une entreprise internationale au Japon (voie la plus équilibrée)
C’est, en pratique, la voie la plus accessible et la plus réaliste depuis la France.
Avantages :
• Recrutement plus proche des standards européens
• Environnement souvent bilingue (anglais / japonais)
• Meilleure compréhension des profils étrangers
Langue :
• L’anglais est souvent central
• Le japonais est un levier, pas toujours un prérequis absolu à l’embauche
• Un niveau intermédiaire (N3–N2) peut suffire au départ, à condition de progresser rapidement
Types de postes concernés :
• Commerce international
• Marketing / communication
• IT / data / ingénierie
• Supply chain, achats, logistique
• Fonctions support spécialisées (finance, RH internationales, qualité)
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1.3. Projet progressif ou hybride (voie stratégique sur le moyen terme)
Il s’agit d’une approche par étapes, souvent la plus intelligente quand on part de France.
Exemples :
• Travailler d’abord en France dans un poste en lien avec le Japon
• Développer une compétence rare ou recherchée
• Arriver au Japon via un contrat, une mission, un détachement ou un visa spécifique
Cette voie est fréquente chez ceux qui :
• Ne parlent pas encore suffisamment japonais
• Souhaitent sécuriser leur parcours
• Veulent éviter le choc professionnel et culturel
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2. Les premières démarches à faire depuis la France
2.1. Clarifier votre positionnement professionnel
Avant toute chose, il est indispensable de répondre honnêtement à trois questions :
1. Quelle est ma compétence principale ?
2. En quoi est-elle utile ou rare au Japon ?
3. Pourquoi une entreprise japonaise ou installée au Japon aurait-elle intérêt à me recruter ?
Le Japon recrute des compétences, pas des intentions.
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2.2. Travailler votre profil “Japon-compatible”
Cela passe par :
• Un CV en anglais (et idéalement un CV japonais plus tard)
• Un discours clair sur votre projet professionnel (éviter « j’aime le Japon »)
• Une connaissance minimale des usages professionnels japonais
Même depuis la France, il est pertinent de :
• Suivre des entreprises japonaises ou basées au Japon
• Participer à des événements franco-japonais (salons, webinaires, chambres de commerce)
• Nouer des contacts professionnels en lien avec le Japon
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2.3. Anticiper la question du visa
Dans l’immense majorité des cas :
• Le visa dépend du contrat de travail
• L’entreprise joue un rôle clé dans la procédure
Il est donc inutile (et impossible) de « demander un visa de travail » sans projet professionnel concret, sauf cas particuliers (vacances-travail, études, etc.).
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3. Le niveau de japonais réellement attendu (sans langue de bois)
C’est souvent la question la plus mal comprise.
3.1. Ce qui est souvent surestimé
• L’idée qu’il faut absolument parler japonais couramment pour commencer
• L’idée qu’un N1 garantit un emploi
3.2. Ce qui est réellement déterminant
• Votre capacité à progresser rapidement
• Votre aisance à communiquer de façon simple et claire
• Votre compréhension des codes implicites (politesse, hiérarchie, contexte)
3.3. Repères réalistes
• N3 : niveau de survie professionnelle, insuffisant seul
• N2 : seuil de crédibilité pour de nombreux postes
• N1 : avantage réel, surtout dans les entreprises japonaises
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4. Les secteurs accessibles sans être déjà sur place
Depuis la France, certains secteurs restent nettement plus ouverts :
Secteurs les plus accessibles
• IT, numérique, data, ingénierie
• Commerce international / export
• Marketing et communication internationale
• Logistique et supply chain
• Traduction spécialisée (dans certains cas très ciblés)
Secteurs plus difficiles
• Enseignement hors filières spécifiques
• Métiers très réglementés
• Postes très généralistes sans valeur ajoutée claire
Le point clé est toujours le même :
(Avec l’aimable participation de ChatGPT)
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ROMAIN
- bienvenu(e)

- Messages : 2
- Inscription : 31 déc. 2025, 19:07
Re: Travailler au Japon
Merci pour ton retour, c’est super clair et surtout réaliste.
Ça confirme bien que le projet se construit sur la durée et qu’il ne faut pas brûler les étapes.
La piste des entreprises internationales ou d’un parcours progressif me paraît clairement plus logique depuis la France, surtout quand on n’a pas encore un japonais très solide.
Ça permet d’avancer concrètement sans se mettre une pression énorme dès le départ.
En tout cas merci pour ces infos, ça aide vraiment à y voir plus clair et à garder les pieds sur terre.
Ça confirme bien que le projet se construit sur la durée et qu’il ne faut pas brûler les étapes.
La piste des entreprises internationales ou d’un parcours progressif me paraît clairement plus logique depuis la France, surtout quand on n’a pas encore un japonais très solide.
Ça permet d’avancer concrètement sans se mettre une pression énorme dès le départ.
En tout cas merci pour ces infos, ça aide vraiment à y voir plus clair et à garder les pieds sur terre.
