« Tateshina
2001 »
Vous
êtes professeur de français, métier auquel vous a
amené votre amour d'une langue que vous trouviez belle (mais qui s’est
révélée bien difficile) et de la littérature qui a
vu le jour dans ses mots ; plein d’ardeur et d’enthousiasme, vous vous
êtes donné pour mission de l’enseigner à votre tour
à de plus jeunes. Et voilà que, après quelques
années ou même quelques mois de pratique, vous êtes
assaillis de doutes sur votre travail, sur vos résultats, sur votre
métier.
Car
vous avez devant vous des étudiants trop nombreux, à la
motivation chancelante, qui, au lieu de répondre aux questions pourtant
dépourvues de malice que vous leur posez, se taisent, somnolent ou
pianotent des messages (en anglais !) sur leur téléphone
portable. Et le manuel, lourd de grammaire ennuyeuse et de règles
constamment piégées par les exceptions, transpire l’ennui. Ah ! si seulement vous pouviez leur
parler de Valéry dont vous connaissez toutes les finesses, ou de la
musique de Racine ! Car, avez-vous envie de protester, vous faites un
métier (enseigner la langue à des débutants) qui n’a rien
(ou si peu) à voir avec la formation universitaire que vous avez
reçue.
S’il
vous arrive, en entrant dans la salle de cours (et plus encore en en sortant),
d’éprouver ce genre d’inquiétude, tous les espoirs sont permis,
car l’inquiétude est un bon signe. Signe qu’il faut faire quelque chose,
trouver des solutions. Et les remèdes à ce syndrome existent.
L’un
d’eux, c’est « Tateshina 2001 » ! Non, pas de
charlatanerie : on ne fait pas de miracles à Tateshina. Mais on se
retrouve ensemble autour de problèmes communs, et déjà on
se rend compte qu’on n’est pas seul face à ses angoisses
pédagogiques. Et puis, on partage aussi les solutions que chacun a
trouvées ici ou là, et, mises en commun, cela fait
déjà tout un volume.
À
Tateshina, ensemble nous tenterons aussi de passer en revue les aspects les
plus fondamentaux de la didactique du français langue
étrangère, avec un tout petit peu de théorie et beaucoup
de pratique, et en tenant compte, toujours, de vos propres situations
d’enseignement. Nous mettrons l’accent sur l’enseignement de la communication
(surtout orale, mais aussi, un petit peu, écrite) avec les
débutants. Nous observerons des exercices, des activités de groupe,
les essaierons, et élaborerons à notre tour, en petits groupes,
du matériel pour la classe, si bien que chacun repartira avec un
ensemble de dossiers directement utilisables. Nous presserons l’ordinateur de
nous dire tout ce qu’il peut apporter au professeur de langue, aussi bien comme
moyen d’accès à des documents via l’internet que comme aide dans
la classe ou comme outil d’élaboration de nos documents et dossiers.
Voilà
les médicaments qui nous permettront de nous attaquer au syndrome
évoqué plus haut. Est-il besoin de préciser que Tateshina
en tient bien d'autres à notre disposition ? Entre autres, des courts de
tennis sous-occupés et transformables en jeux de pétanque, une
piscine idéalement tiède sous votre fenêtre, un jardin
mirifique le matin, féerique le soir, un lac romantique qui offre ses
flots aux canoteurs et ses rives aux coureurs matinaux, des montagnes en
pagaille, de l'oxygène en surabondance, des restaurants pleins d'étoiles
et, il va sans dire, des onsen ouverts à toute heure du jour et de la
nuit.
Ceux
qui auront le plaisir de partager « Tateshina 2001 » avec
vous s’appellent Nadine Battaglia (université des Etudes
étrangères de Kyoto), Christian Bouthier (université
Seitoku), Frédéric Dart (directeur de l'Alliance Française d'Osaka), Maurice Jacquet (université des Etudes
étrangères de Kyoto) et Jean-Noël Juttet (attaché de
coopération éducative à l’ambassade de France) ainsi que
les membres d'un comité d'organisation (efficace, accueillant et
sportif, en un mot : japonais).
JNJ